Premier mythe – « Les décisions de placement fondées sur des valeurs et des convictions rétrécissent l’ensemble des options de placement. »
Pour répondre à cette question, examinons comment les fonds éthiques choisissent leurs investissements. À l’instar de n’importe quel autre fonds, le gestionnaire choisit des sociétés en se fondant sur certains critères de placement fondamentaux bien précis, les secteurs dans lesquels les sociétés œuvrent et dans quelle partie du monde elles sont établies. Par exemple, de la même manière qu’un gestionnaire de placements canadien axés sur la valeur examine des entreprises canadiennes sous-évaluées par le marché, le gestionnaire d’un fonds éthique pourra rechercher dans le monde entier des sociétés dotées d’un potentiel de plus-value du capital à long terme.
La différence entre les fonds qui incorporent un élément de placement éthique dans leur mandat et celles qui ne le font pas réside dans les tests supplémentaires auxquels une entreprise doit satisfaire pour être incluse dans le portefeuille du fonds. Ces exigences varieront en fonction du gestionnaire du fonds et du type de fonds éthique, mais chaque société doit remplir certaines directives bien précises relatives à l’environnement, aux questions sociales et à la gouvernance d’entreprise.
Au bout du compte, le mode de sélection des placements d’un fonds mondial éthique ne diffère pas sensiblement de celui d’un fonds mondial ordinaire. Pour être incluse dans le portefeuille, chaque société sélectionnée doit répondre à une longue liste de critères financiers. Les sociétés qui sont en fin de compte incluses dans le portefeuille d’un fonds éthique doivent en outre satisfaire à des tests supplémentaires. Autrement dit, une société n’est jamais choisie exclusivement en fonction des valeurs et des convictions.
Deuxième mythe – « Les placements gérés selon un mandat éthique ne rapportent pas autant que les fonds communs ordinaires qui ont la latitude d’effectuer leurs placements sans aucune restriction. »
En y regardant de plus près, les chiffres révèlent qu’il s’agit véritablement d’un mythe. À titre de corroboration, étudions l’évolution de l’indice social Domini 400 qui suit le rendement de 400 entreprises américaines qui satisfont à certains critères sociaux et environnementaux. Depuis sa création en 1990, cet indice a effectivement surclassé l’indice S&P 500 représentatif du marché boursier en général. 
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